C’est en Arabie saoudite en 2024 encore que le Dakar promet de filer du 5 au 19 janvier. Un événement désormais coutumier qui nécessitera cependant une précaution d’usage inédite: l’absence totale de drapeaux nationaux sur les véhicules engagés. Des symboles qui aujourd’hui peuvent s’apparenter à des cibles.

Selon RMC, le groupe Amaury Sport Organisation (ASO), aux manettes du mythique rallye-raid, a transmis aux équipes concernés ces jours-ci une note les enjoignant à retirer des autos, motos, quads et camions tout signal permettant d’identifier la nationalité des pilotes aux commandes. « Aucun drapeau de nationalité du pilote et du copilote ne doit être apposé à côté des noms », préconise à son tour la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Deux attentats en 2022

Une mesure dite de « prévention » édictée il y a tout juste une semaine alors que les véhicules engagés partiront de Barcelone d’ici à dimanche pour rallier le royaume saoudien. Les concurrents étant eux attendus sur place à partir du 2 janvier. En 2022, le pilote français Philippe Boutron avait été sérieusement blessé dans un attentat à la bombe. Le camion d’assistance de la pilote italienne Camelia Liparoti avait été ciblé également lors de cette même édition.